Le temps est assassin – Bussi 

Après les Nympheas, voici venu le temps est assassin. 

 Le résumé 

 Été 1989. La Corse, presqu’île de la Revellata, entre mer et montagne. Sur cette route de corniche, au-dessus d’un ravin de vingt mètres, une voiture roule trop vite et bascule dans le vide. Une seule survivante : Clotilde, quinze ans. Ses parents et son frère n’ont pas eu la même chance. 

Été 2016. Clotilde revient pour la première fois sur les lieux du drame, accompagné de son mari et de sa fille adolescente. Elle veut profiter de ces vacances pour exorciser le passé. C’est au camping dans lequel elle a vécu son dernier été avec ses parents que l’attend une lettre…de sa mere. Vivante ? 

Je ne sais même plus comment en parler. C’est génial, j’adore. 

L’intrigue est parfaite, les indices apparaissent sous nos yeux, seulement pour encore mieux nous mener en bateau. Le dénouement est génial, avec toutes les explications et la chronologie qui va avec pour tout comprendre. Le jeu entre les 2 époques permet la découverte de pleins de parallèles à faire soi même. 

 Le petit passage sympa : 

« Ça vieillit, de lire un livre, je trouve. N’importe où, sur la plage, sur un banc, devant une tente. Ça intrigue. 

Avec rien qu’un livre ouvert sur une serviette, vous passez du statut de petite conne-toute-seule-qui-n’a-pas-d’amis-et-qui-se-fait-chier à celui de petite-rebelle-peinarde-dans-sa-bulle-et-qui-vous-emmerde. Encore faut-il choisir le bon bouquin. 

J’ai trop envie d’avoir un livre culte, comme pour mes deux films, Beetlejuice et Le Grand Bleu, vous voyez, le genre de livre qu’on relit mille fois et qu’on fait lire aux garçons qu’on rencontre pour savoir si c’est le bon, s’il a la même sensibilité. »

« -Vois-tu, ma petite fille, il n’y a que trois attitudes possibles face à un trésor, depuis toujours, que ce trésor soit une femme, un diamant, une terre, une formule magique : le convoiter, le posséder ou le protéger. Tout comme il n’y a que trois sortes d’hommes, les jaloux, les égoïstes et les conservateurs. Personne ne partage un trésor, Clotilde, personne… » 

Le paysage, la Corse est si bien décrite que j’ai presque l’impression d’être une enfant du pays, que je pourrais déambuler dans les rues et le maquis en trouvant mon chemin. 

J’aime l’ambiance forte qui ressort toujours chez Bussi, la psychologie des personnages est bien rendue, on y apprend les passé de chacun, ce qui les rend plus attachants. Le récit est teinté d’un gout de vacances avec la mer, et la nature omniprésente. J’aime qu’il y ai une sorte de récapitulatif des faits divers familiaux sur l’île, l’utilisation du patois et qu’il inscrit le récit dans la tradition Corse avec la fierté et l’honneur typique de ces clans. 

Bref j’ai adoré ce roman et je tiens à souligner que je ne suis jamais allé en Corse et pourtant tout de suite embarqué dans l’histoire. 

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