Snjór – Ragnar Jónasson

Lors de mon stage en librairie, un collègue me parlait de ce bouquin qu’il recommendait à tout le monde car il l’avait adoré. Il m’explique que l’auteur est le traducteur de Christie et qu’il a de ce fait, intégré les motifs du thriller. Expliqué comme ça, of course ça me donne envie donc je l’ai demandé et eu pour Noël 🎅

Le résumé : 

Siglufjördur, ville perdue au nord de l’Islande, où il neige sans discontinuer et où il ne se passe jamais rien. Ari Thór, qui vient de terminer l’école de police à Reykjavik, y est envoyé pour sa première affectation. Mais voilà qu’un vieil écrivain fait une chute mortelle dans un théâtre et que le corps d’une femme est retrouvé, à moitié nu, dans la neige. Pour résoudre l’enquête, Ari Thór devra démêler les mensonges et les secrets de cette petite communauté à l’apparence si tranquille. 

Je m’y connais pas trop en polar nordique, en plus avec tous les prénoms islandais, je pensais être vite largué, et bien heureusement non. 

On intègre assez rapidement le récit, on est vraiment dedans. L’intrigue est géniale, le lecteur arrivé aux même déductions que le personnages et est aussi mené sur les mauvaises pistes. 

Les indices et informations sont partout et on pense pouvoir interpréter et découvrir le tueur. Et se rajoute d’autres éléments, des secrets de famille dévoilés, qui laisse sans voix. 

Je conseille vraiment, il y a un jeu de piste où le passé des personnages se recoupe avec leur présent. On découvre et on apprend plein de choses. Chaque personnage à son rôle, même si on ne s’en rend pas compte. 

En parallèle, il y a la vie personnelle de Ari Thór qui a quitté sa vie à la capitale et sa copine pour aller se terrer dans une bourgade perdue. On s’attache à lui, le petit nouveau qui essaye de se faire une place et de comprendre son nouvel environnement. On découvre les personnages en même temps que Ari Thor car il débarque et ne connait personne.

Bref, très très bonne lecture, pleins de parallèles intéressants dans l’enquête ou encore les réflexions de Ari Thór sur sa vie. Il y a une sensation d’oppression très présente qui est remarquable, car la neige ne s’arrête plus de tomber par moments et condamne les routes, les gens sont bloqués et Ari Thór se sent à deux doigt de la claustrophobie. L’atmosphère est remarquable. 

Le début : 

« La tache rouge était comme un cri dans le silence. 

La blancheur du sol enneigé, élémentaire dans sa pureté, avait presque banni l’obscurité du ciel d’hiver. La neige était tombée sans interruption toute la journée, de gros et lourds flocons, qui descendaient gracieusement vers la terre. Dans la soirée, cela s’était calmé puis totalement arrêté  » 

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