J’ai vu, j’ai lu, j’en peux plus : Mrs Dalloway – Woolf

Oeuvre qu’on m’a très largement vendue comme étant incontournable, un chef d’oeuvre de la littérature, bref ça s’annonce bien. 

Le résumé :

Le roman, publié en 1925, raconte la journée d’une femme élégante de Londres, en mêlant impressions présentes et souvenirs, personnages surgis du passé, comme un ancien amour, ou membres de sa famille et de son entourage.

Le résumé à rien de foufou mais je me dis que ça vaut le coup pour la représentation de la société de l’époque, qui souvent cache une critique de la période. 

En réalité non. Déjà Mrs Dalloway semble être la vipère du coin, elle rassemble tout le monde dans ses salons, le résultat est : tout le monde parle sur tout le monde. Le côté très gnan gnan de la société. Du genre, les bonnes femmes travaillent pas s’ennuie et leur passe temps est de faire dépenser l’argent de leur mari, pour refaire le salon ou la chambre d’amis, parce que ça fait au moins 6 mois que ça n’a pas été rafraîchi. Donc, l’intrigue c’est que du bla bla, et en réalité, pas besoin de faire un bouquin sur des problèmes aussi existentiel, que l’achat de petits gâteaux pour accompagner le thé, plutôt version scones ou madeleines. 

Problème majeur : l’écriture. Ça part dans tous les sens. Il y a beaucoup de personnages différents. Le récit se déroule dans un ordre qui ne m’a pas été donné de comprendre. Ça passe du coq à l’âne. On dirait un livre ou les chapitres ne sont pas distingués. L’écriture est lourde et pompeuse. Des phrases exceptionnellement compliqué, alambiqué et dont l’intérêt est nul, déjà que le sujet du bouquin n’a pas de quoi nous faire tenir en haleine. Bonus façon Proust, certaines phrases sont d’une longueur !!!!!!! Dans la mise en page, se trouve une difficulté supplémentaire. Il n’y a pas de repères pour s’arrêter. Très peu de dialogues mais même souvent sur 2 ou 3 pages successives, absence de paragraphe. 

Ce bouquin c’est pas la joie, je l’ai même pas fini, je suis triste et déçue, j’étais déjà partie sur un coup de coeur et pas du tout. 

Une petite phrase pour illustrer mon propos : (on parle d’un stylo)

«  Il était encore en parfait état ; il l’avait montré aux fabricants ; il n’y avait aucune raison, avaient-ils dit, pour qu’il tombe un jour en panne ; ce qui était d’une certaine façon à porter au crédit de Hugh, et des sentiments qu’exprimait sa plume, pensa Richard Dalloway, tandis que Hugh commençait à tracer soigneusement des majuscules avec des boucles dans la marge, et qu’il se mit en devoir de transformer les élucubrations de Lady Bruton en phrases qui avaient un sens et une correction grammaticale qui leur vaudrait, pensa Lady Bruton en observant la métamorphose, le respect du rédacteur en chef du Times.  » 

 Vous voyez ce que je veux dire !? Le genre de phrases où, une fois arrivé à la fin on a oublié le début et de quoi ça parlait. Tout ça pour dire, que l’écriture à gâché la lecture. Dans une phrase, on est pas obligé d’utiliser tous les mots de la terre, c’est pas un concours. 

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